Bon, il serait peut-être temps de relancer le juke box, non mais, point de paresse, au boulot
Donc, pour les courageux qui suivent nous en étions restés à la visite chez 2001.
Le dit Vincent Durozoy arrive et l'écoute du Mimesis 9 se fait sur une paire de grosses enceintes Cello (dont je ne parviens pas à trouver la photo sur le net hélas, de grosses trois voix avec façade asymétrique (la façade regarde l'auditeur) et un gros 30 cm dans le grave.
L'enceinte est tenue, le message sonore est aéré, les plans se détachent nettement, je suis conquis commerçant, faisons affaire.
Le prix de vente, bien qu'élevé, n'était pas déconnant et pour un premier pas chez Goldmund je ne me kamikasais pas vraiment.
Vincent m'explique que cette version possède les modules A2.

Quésaco les modules A2 ?
J'étais un blue-bite complet dans l'univers Goldmund.
Alors, de m'expliquer que dans les circuits il y a des modules et que cette version de l'ampli en est dotée, en quelque sorte un upgrade par rapport à la première version, c'est donc un 9+ dans la dénomination maison.
Ah bon, et c'est mieux ?
Indiscutablement oui puisque toutes les nouvelles séries les possèdent.
Soit, je vous crois sur parole.
Dans les années 70 il était très fréquent que les appareils contiennent des modules, le but était généralement de noyer les composants dans la résine afin de les rendre invisibles et donc de préserver les "trouvailles" des concepteurs, car la plupart d'entre eux étaient alors des électroniciens "de garage" (comme on dit dans la Silicon Valley) des bricolos quelquefois géniaux ou ayant juste trouvé la bonne recette et n'ayant pas les moyens de protéger leurs truc par un brevet (d'ailleurs mon vieux préampli Van.Alstine Modèle One en compte 4 gros sur le circuit principal).
Comment rapatrier une bestiole de 70 kg ?
Un déménageur s'en chargera, mais pas n'importe lequel, un de Monaco qui a un contrat avec l'administration des domaines (un service public qui s'occupe entre autres du logement) et le gars qui gère ça coté administration est un copain, et c'est donc par "Air América" comme il disait fort justement que le colis est arrivé jusque chez moi, carton sanglé sur une palette et le plus dur furent les derniers mètres jusqu'à ma piaule.
Par la suite j'ai eu fréquemment recours à Air America

La bête est installée, câblée et on allume, la temporisation fait son boulot et on peut lancer la musique.
Moment toujours particulier, on laisse un peu chauffer et puis on monte le volume, on passe quelques disques ...
C'est bon, on va dans la bonne direction, c'est indiscutablement mieux qu'avec le Krell
le grave est mieux tenu, plus rapide, l'ensemble est plus ouvert et plus transparent, c'est encore mieux que l'écoute chez 2001 car ces Wilson (malgré leurs défauts) sont moins difficiles à driver que les Cello.
Au bout d'un moment la bonne température est atteinte et l'écoute semble se poser, c'est encore plus délié qu'au début lorsque l'ampli était froid.
Voilà une bonne chose de faite, enfin ces satanés Wilson marchaient presque comme j'espérais.