Limobull a écrit :...qu'en est-il du démarrage au kick d'un gros touine? Je n'en ai aucune expérience et je me demande sur quel temps moteur on se base pour lancer le bazar ...
Salut Paul,
plus il y a de cylindres, plus c'est facile : la cylindrée unitaire est plus faible et les temps morts sont moins espacés... et souvent, le deuxième cylindre prend le relais et ça part.
ça dépend aussi beaucoup de démultiplication du kick, de la longueur du levier et de la position du kick, surtout quand on kicke en selle.
J'ai démarré longtemps ma BMW R 80 G/S au kick (latéral) parce que la batterie était faiblarde (trop petite et souvent insuffisamment rechargée). C'était un coup à prendre et elle démarrait bien. Je la mettais sur la béquille latérale, pied gauche au sol, pied droit sur le kick, main droite à l'accélérateur, guidon braqué à droite. Je ne suis jamais monté sur le cylindre, moto sur la centrale comme certains prétendent le faire... et y'a rien de mieux pour bousiller les axes de béquille centrale !
La W 650 démarrait facilement aussi, tout comme ma Triumph T140 qui demandait quand même un coup de jarret vigoureux. J'ai démarré une 1000 Vincent au kick (V-twin), facile si on passait les deux compressions rapprochées.
Je me souviens en avoir chier des ronds de chapeaux sur une Norton 850 Commando récemment refaite, avec une forte compression, d'autres ne m'ont pas posé de souci et craquaient du 1er coup.
Grosso modo, la procédure est toujours la même : chercher la compression, la passer d'un pouillème de degré, laisser remonter le kick et envoyer la patate.
Les Bullet sont particulièrement faciles à démarrer : compression pas trop forte, kick bien fait, décompresseur idéal avec leur petite valve vers le conduit d'échappement de la culasse.
Sauf sur les motos à décompresseur automatique qui demandent à laisser remonter le kick tout en haut pour être réarmé, je préfère toujours kicker à partir des 2/3 de la course du kick (une fois passé le PMH d'un chouïa), quand il est à 10 H : l'effet de levier est plus immédiat qu'avec un kick remonté à midi qui demande déjà un effort musculaire pour être mis en rotation.
À froid, je procède généralement debout à droite de la moto, celle-ci sur sa béquille centrale.
Je ne kicke en selle que pour un redémarrage moteur chaud quand je ne suis pas descendu de la moto.
À froid, gaz coupés, carbu enrichi (starter ou appel d'essence), à chaud, gaz coupés au moment du kickage et coup de gaz mi-ouverture quand je sens que ça part, en toute fin de kickage.