Marco a écrit :
En ce qui nous concerne, il n'y a rien de bon à attendre des élus de droite ou de gauche.
La question, c'est pourquoi les attendre?
Aux dernières élections un peu moins de 29 millions de citoyens ont voté. Dont un peu plus d'un million et demi nul ou blanc.
Quelque soit le résultat final, la légitimité des élus en prend un sacré coup, et leur pouvoir si convoité finalement bien fragile.
Sans parler de ceux qui s'en foutent et ne votent pas ou plus avec comme seule justification l'antienne stérile "tous pourris", il y pas mal de "citoyens démissionnaires" qui se passent désormais du politique institutionnel pour construire leur propre système social, parle biais d'associations, de collectifs, de groupes divers et variés.
Pour le meilleur et pour le pire, s'entend. J'inclus là dedans aussi bien les Zadistes perchés que les séparatistes imbéciles heureux d'être nés quelque part ou ceux qui pensent qu'un dieu rêvé va leur arranger le coup dans l'au-delà s'ils pourrissent suffisamment leur existence et surtout celle d'autrui ici bas.
A force de négliger complètement les aspirations qu'on appelle pudiquement populaires pour masquer l'indifférence qu'elles suscitent, le monde politique dans son ensemble va finir par se retrouver tout seul et tout nu à régir une société fantôme. On n'en est pas encore à fonctionner comme le Hamas en Palestine, mais on en prend le chemin tranquillement, à force de sécessions douces.
En 1991, j'avais lu le manifeste utopiste de Hakim Bey TAZ, Temporary Autonomous Zones, qui prophétisait de façon étonnament pertinente cette tendance. A l'époque, Internet balbutiait et n'était accessible qu'à quelques universitaires spécialisés. S'il avait écrit son livre 10 ans plus tard, il aurait probablement compris que c'était le support parfait pour l'essaimage de ses Zones autonomes temporaires, sans les restreindre à une réalité numérique et virtuelle.