jpv17 a écrit :Daniel78 a écrit :Faut dire que j'aime bien les cartes de manière générale.
Et un système de navigation est un outil bien pratique.
Ce sont deux outils complémentaires à ne pas opposer, à mon avis.
Tout à fait.

Je peux me passer d'un GPS (d'ailleurs, je m'en passe très bien), mais dans les p'tits coins, j'ai du mal à me passer de cartes... heureusement, j'en ai plein.
Une carte ne demande pas d’alimentation électrique, ça permet de discuter avec l'autochtone et il m'est arrivé de m'en servir comme "barrière thermique", glissée sous le blouson.
En revanche, maintenant que je suis dans le mitan de la cinquantaine, une carte nécessite une paire de lunettes... mais ça serait pareil avec un GPS.
En un coup d’œil, la carte me permet de voir où je suis et où je vais, loin, avec une portée de plusieurs dizaines de kilomètres. Un coup d’œil sur le paysage fait le reste, vu que les rivières, les voies ferrées et les villes sont dans les vallées. Avec un peu d'habitude, on met instantanément le paysage vu en concordance avec la carte (qui donne pleins d'indications).
Et ça, avec son côté "loupe" et "petite lucarne", le GPS ne le permet pas.
Sur les grandes distances en France et une fois sur les grands réseaux routiers, il m'arrive de rouler sans regarder la carte, tellement je connais les routes.
Les gens qui suivent toujours leur GPS perdent leur sens de l'orientation, au point de partir dans des mauvaises directions sans s'en rendre compte. Je l'ai vécu plusieurs fois en roulant avec des copains qui suivaient leur GPS.
L'année où il y a eu le rassemblement de la RA à Anduze, j'étais parti avec des copains pour traverser le Larzac par les pistes au départ de Rodez. Tout le monde (sauf moi) était équipé de téléphones connectés et de GPS et j'étais le seul à avoir pris des cartes.
Suite à des pannes de motos, le groupe s'est séparé et la galère a commencé : ils avaient tous téléchargé les road-book préparés d'avance sur leur téléphone... le problème, c'est qu'au milieu du Larzac, il n'y avait plus de réseau !
En une après-midi, ils se sont éparpillés entre Millau et le Lac du Salagou (point de rencontre), ça a été un vrai bordel ! Tous les points de rencontre étaient devenus intenables et le timing aussi, forcément. Le groupe s'est tellement dispersé qu'avec quatre potes qui avaient fini par me suivre (grâce à mes cartes !), on eu le temps de faire la visite du cirque de Navacelles qui n'était pourtant pas prévu sur notre itinéraire initial. C'est là que j'ai croisé les potes de la RA.
Avec mes cartes, je voyais bien où les uns et les autres s'étaient perdus, quand on faisait le point par téléphone quand ils retrouvaient du réseau dans les bleds, mais eux ne savaient pas du tout où ils étaient ni où ils devaient aller.
Au bout de deux jours de n'importe quoi, j'ai perdu patience et j'ai lâché l'affaire, j'ai dit ciao à mes potes et j'ai rejoint le rasso de la RA le samedi soir à Anduze, en me promettant de ne plus repartir rouler en groupe avec des gens qui ne se fient qu'à leur GPS !
