Messagepar le cenobite tranquille » 13 avr. 2011, 21:43
Voui, moi zaussi j'ai eu une harley.
Enfin, vous me connaissez ..... C'était pas tout à fait une harley.
Et le me mords les doigts de ne l'avoir pas gardée.
Ors donc, gentils messieurs et gentes dames, oyez, oyez la douloureuse histoire du cénobite. Une histoire qui commence bien agréablement et qui finit bien mal. Comme le pal.
Allant céans donner le bonjour à ma voisine Monique ( mon premier amour, nan, mon deuxième, à moins que ce soit mon troisième ou un autre. Enfin, je l'aimais bien, ma petite Monique) qui habitait à la ferme adossée à ma maison, que vois-je je en passant devant l'ex-écurie (et dedans)? Je vous le donne émile : Une motocyclette.
Tiens tiens me dis-je je. Comment cela ce fesse ?
Me renseignant auprès du frangin de la belle, ce dernier me raconte que c'est une demoiselle à moto qui est tombée en panne juste devant la ferme et qui a demandé une place histoire de venir la rechercher plus tard.
Bon, bien.
Six mois plus tard, allant draguer derechef ma chérie d'amour (ouais, je sais, une fois par semestre, c'est long. Mais quand on aime ...) ne vois-je je t'il pas que la motocyclette est toujours là. Avec beaucoup de poussière et un peu de paille sur icelle.
Voyant derechef mon futur ex beau-frère (eh, oui, je me suis pris un rateau), il me dit que la demoiselle n'est pas venue la rechercher et qu'il va la contacter pour prendre des nouvelles.
Le lendemain, je vais aux nouvelles et j'apprends que la motocyclette n'intéresse plus la demoiselle et qu'elle va la vendre. Je la contacte et m'inquiète du prix. 400 francs. C'est pas cher.
Je réserve ma réponse et ausculte le deux roues motorisé. Diagnostic : Diode de puissance HS ce qui avait provoqué la panne.
J'appelle et finalement enlève le morceau pour les 400 francs.
Je file chez mon fournisseur de matériel électronique et trouve la diode pour 40 francs. Je la remplace et arrive sans grandes difficultés à démarrer la harley.
Une harley pour 440 balles ! Nous prends pour des billes, le cénobite!
Ben non, c'était bien une harley. Enfin, pas tout à fait tout en en étant une réellement.
Sur le réservoir, il y avait bien un autocollant harley.
Mais c'était une harley monocylindre de 350 cc. En fait une aermachi ala doro. Cette marque venant d'être racheté par harley.
Je l'ai gardée six mois. Elle était bien sympathique à piloter. Pour démarrer, il fallait titiller et avoir un bon coup de jarret.
Partant à l'armée et ayant des projets matrimoniaux pour la fin du service, j'avais besoin de flouze et l'ai donc revendue 4 000 francs.
Beau bénef, non ?
Aujourd'hui, je m'en mords les doigts parce qu'elle vaut plus de 40 000 francs
Une bécane sympa qui ne m'avait coûté que 440 francs, j'aurais pu la garder dans un coin, non ?
Donc voila, moi z'aussi j'ai eu une harley, tout ce qu'il me reste c'est des photos et des moignons (eh oui, je me mords fort les doigts).
Parfois c'est con la vie. J'aurais mieux fait de garder la harley et de larguer ma promise (pas la monique : l'autre).
C'était la belle histoire de l'oncle Serge. C'est comme la vie d'artiss' : Ch'est biau mais c'est triss.
Serge.
La cénobiterie de mai 2026.
Si tu es un nain,
et que tu veux faire ton arbre généalogique,
tu peux prendre un bonsaï.
P'tite ANNICK