PRYT a écrit :+ 1.
+ une petite remarque technique en passant.
On oppose souvent "matheux" et "littéraire".
Pourtant beaucoup de règles grammaticales sont semblables à certaines règles arithmétiques: associativité, transitivité, commutativité, qui règlent les accords.
Et très trop souvent les "mauvais" en math le sont parce qu'ils ne comprennent pas l'énoncé.
D'où l'importance fondamentale de maitriser la langue et ses nuances, et cela s'applique en fait à toutes les matières.
Ce qui m'avait le plus choqué dans l'enseignement primaire de mes enfants (ça commence à remonter) était les devoirs à trous, i-e des phrases à simplement à compléter, puis les interros sous forme de QCM, une forme de substances pré-mâchée demandant peu d'efforts.
Il est vrai qu'alors l'enseignant ne devait plus être un "maître" mais un éducateur, un accompagnateur chargé dune tâche "ludique" d'apprentissage.
Comme si la vie n'était pas qu'une suite d'efforts mais plutôt une succession de plaisirs consentis.
On voit ce que ça donne en termes de niveau !!
Alors moi les maths...

Les intégrales et autres réjouissances de ce genre j’entends, je mourrai sans avoir compris.
Le français c'est un peu mieux. J'ai fait du droit à la place des maths. Cette discipline demande une certaine connaissance du français car chaque mot employé dans un texte juridique a un sens précis et sa place dans le texte compte aussi, ainsi que la ponctuation.
Ceci dit, la maîtrise de la langue est essentielle si on veut communiquer sans criser. Bien des jeunes dont le français se limite presque à un vocabulaire de survie ne trouve un exutoire à leurs frustrations qu'avec leurs poings car il ne savent pas l'exprimer autrement et se braquent dès que des mots " savants " sont prononcés, certainement pour se cacher leur ignorance.
Le plaisir de la lecture est inconnu par beaucoup de ceux qui constituent les nouvelles générations Z et A bercés au numérique, et le travers commun à toutes les générations confondues désormais, la notre également, c'est qu'on ne prend plus la peine de lire les textes en entier (une lecture en diagonale nous parait suffisante) ce qui engendre incompréhension et hostilité, ce post en est la preuve.
Quand à la culture, dixit Marco, d'autres politiques, et parmi les plus clivants comme Le Pen par exemple, manipulaient les concepts et les mots avec aisance pour finalement aboutir au même résultat que Mélenchon : être encore plus détesté de ses ennemis et adulé par ses partisans. Ce qui compte aujourd'hui comme hier et plus encore maintenant c'est " d'occuper le terrain " monopoliser l'attention (on voit bien comment la crise du Golfe a relégué au second plan la guerre en Ukraine). Comme les journalistes d'aujourd'hui se servent au même source et relaient à tour de rôle les mêmes informations il est simple d'inonder les médias de concepts qui, à force d'être répétés, deviendront des vérités. Du " soft endoctrinement " en quelque sorte.
