Fabélectra a écrit :Personnellement c'est plutôt le contraire : je me fais justement doubler par tout ce qui roule
Mais je m'en fous, j'aime rouler à mon rythme, en regardant le paysage, et tiens à respecter une principe que je me suis fixé quel que soit le véhicule avec lequel je roule :
Adapter ma vitesse aux conditions d'adhérence et de visibilité, de façon à toujours être capable de m'arrêter dans la limite de mon champ de vision

Exactement comme toi, je dois être un "gâcheur de virage" pour ceux qui me suivent mais je n'ai jamais empêché personne de passer devant.
En exagérant un peu pour me faire comprendre, je n'aime pas regarder la route.
J'aime regarder tout ce qu'il y a autour
Les rapaces, les arbres, les mouvements de terrain, la couleur de la terre mais aussi les architectures des bâtiments, les gens ou la forme des nuages.
Je remarque avec plaisir les differences de temperatures et je cherche du regard le cours d'eau, les odeurs d'humus, de bouse ou d'arbre en fleur.
Je ne me prends pas pour un pilote et j'aime m'en aller à la vitesse d'un cheval au galop.
Ce qui veut dire j'imagine entre 50 et 60 km/h.
Alors des fois j'accélère bien sûr, mais je prend vraiment mon plaisir à cette vitesse.
Je me revoie en mobylette à 15 ans, avec un moteur me permettant d'avaler n'importe quelle pente.
Outre la sécurité dont vous parliez au dessus, l'inconnu en sortie de virage, je trouve désagréable de devoir se concentrer uniquement l'état de la route.
A faible vitesse, il n'est pas nécessaire de "négocier" ou de se placer en courbe.
Ça passe tout le temps.
De plus, j'ai remarqué que 10 ou 20 km/h de plus me fatiguent beaucoup plus sur un long yrajet.
Et enfin et presque surtout, je déteste entendre un moteur (surtout celui de la Bullet) à haut régime.
J'aime rouler sur un "filet de gaz" comme on dit, les descentes se font presque systématiquement la poignée fermée.
Je trouve le poum-poum délicieux, reposant, déstressant.
Comme je dis souvent, si je voulais rouler plus vite, je n'aurais pas acheté ce modèle.
Je trouve qu'elle n'incite pas du tout à la conduite "sportive".
Au dessus de 70, j'ai l'impression de la bousculer et ça me dérange, je n'aime pas ça. Elle le fait pour me faire plaisir mais je sens que la vitesse qui lui convient est en dessous.
J'ai eu des motos puissantes qui m'ont permis de tenir 180 ou 200 km/h sur autoroute pendant des heures (avant Sarko et ses radars) mais bouffer du bitume ne me dit plus rien.
J'ai un tout petit peu exagéré pour imager mes propos mais globalement c'est bien ça.
Pendant la sortie en Gevaudan j'ai roulé avec deux copains qui ont des sides (Cyrille et Alain) et là j'ai pu aller avec eux à une allure qui me correspond.
Pour finir, je dois aussi préciser que rouler à plusieurs, c'est difficile.
Car seul, je suis capable de descendre très bas, même en dessous de 50 pendant 10mn ou au contraire de faire une petite pointe de temps à autre pour me sortir de mes rêveries.
Difficile donc de s'adapter au groupe homogène.
Motard solitaire, j'ai découvert la virée à plusieurs en rencontrant Dom.
Plus que le plaisir de la ballade en elle-même, c'est de le retrouver, lui et les copains autour d'une bière, d'une discussion ou d'une guitare.
Le plaisir de la moto ne s'arrête pas en coupant le contact.
Quand une jolie personne passe et que le sage désigne ses fesses, l'imbécile croit qu'il veut parler de la lune.